jeudi, 01 novembre 2007

communiqué de presse du SNJ à propos des événements vosgiens

Les journalistes de La Liberté de l'Est, à Epinal, n'ont pas été complètement convaincus par la grand-messe organisée dans leur ville, autour du Grenelle de l'environnement. Comme un certain nombre d'acteurs présents, ils ont trouvé que les membres des commissions n'avaient pas grand chose à dire, sinon d'être d'accord avec ce qu'on leur proposait. Ils l'ont écrit dans leur journal, ce qui, rappellent-ils avec juste raison, « est leur mission ».

Crime de lèse-majesté pour le préfet des Vosges, qui a donné consigne à ses services de ne plus communiquer d'informations à La Liberté de l'Est, contrairement aux autres médias présents dans la région.

Le Syndicat National des Journalistes (SNJ), majoritaire dans la profession, dénonce avec vigueur de telles mesures de rétorsion, indignes d'un représentant de l'Etat français. Il rappelle que l’article 19 de la Déclaration universelle des Droits de l’homme, tout comme l’article 10 de la Convention européenne de ces mêmes Droits de l’homme, se réfère explicitement au droit du public à recevoir l’information.

Le droit d’informer est également rappelé dans les articles 10 et 11 de la Déclaration des Droits de l’homme et du citoyen de 1789, reprise en préambule de la Constitution française du 4 octobre 1958.

Tous ces textes engagent juridiquement la France et il est troublant qu’ils soient «oubliés» par le représentant de l’Etat dans les Vosges.

Ce nouveau mauvais coup porté à notre profession montre bien qu'aux yeux des dirigeants de ce pays, il n'y a de « bonne information » qu'une information aux ordres!

Il conforte le SNJ dans son combat pour faire reconnaître l'indépendance des équipes rédactionnelles et l'inscrire dans la loi. Combat qui connaîtra un nouveau temps fort le lundi 5 novembre, avec la journée de mobilisation des journalistes et de l'opinion publique pour que l'information retrouve toute sa place dans une démocratie digne de ce nom. 

Paris, ce 25 octobre 2007

mercredi, 17 octobre 2007

Le pragmatisme est une idéologie

Toute mesure de droite est présentée comme pragmatique, toute idée de rénovation social-démocrate au sein du parti socialiste est considérée comme la voie de la raison, comme un pragmatisme. Triste synergie entre deux courants d’idées qui n’ont comme séparation qu’un voile pudique tant les décisions des sociaux-démocrates européens semblent devancer les pires idées libérales. Mais qu’est-ce au fond, que le pragmatisme ? Selon la définition du petit Robert, c’est « une doctrine qui donne la valeur pratique comme critère de vérité d’une idée ». Ainsi, c’est donc une doctrine politique qui est avancée comme… une anti-doctrine. Curieux paradoxe qui pousse les tenants du pragmatisme, ou encore du socialisme du réel, à repousser toutes les idées venant de la gauche du parti socialiste comme archaïques. Donc, pour eux, une doctrine politique peut se définir comme l’antithèse du concept de doctrine politique, et le contraire du pragmatisme, c’est l’archaïsme. Mais faut-il rappeler que les décisions des Rois de l’Ancien Régime étaient par nature pragmatiques puisqu’ils n’avaient pas de vision à long terme de construction d’une société ? car c’est de cela qu’il s’agit. Le pragmatisme politique ne cherche pas à supprimer les idéologies, mais à en faire dominer une, celle qui serait la seule possible, sans aucune solution alternative. A partir de là, plusieurs conséquences. D’une part, la stratégie de diabolisation des opposants qui se traduit par un procès en archaïsme digne de la chasse aux sorcières ou des pires moments du stalinisme… D’autre part, la présentation d’un concept comme le seul adéquat, ce qui aboutit à nier toute idée d’alternative politique. Plus grave encore, cela traduit le virage à droite de ces élites politiques prétendument de gauche. En effet, le clivage certain, intemporel entre droite et gauche, et l’acceptation du capitalisme comme seule voie possible de développement. Hors, le parti socialiste accepte, voire même souhaite, l’avènement d’un capitalisme encore plus sauvage, celui que l’on nomme le nouvel âge du capitalisme, ou encore le capitalisme financier. Cette acceptation, c’est une résignation au modèle établi. Ce qui veut dire ne plus vouloir le changer. Par cette simple acceptation, l’idéal révolutionnaire de transformation sociale ( qui n’est pas incompatible avec la démocratie, au contraire) est abandonné. Cet abandon marque le passage à droite de nombreuses élites politiques qui, sous couvert de rénovation, cherche à normaliser le parti socialiste sur le modèle des autres partis sociaux-démocrates européens qui se sont engouffrés dans la ligne démocrate, plus connue en Europe sous le terme de troisième voie. Ainsi donc, la référence continuelle au pragmatisme permet à des élites dirigeantes de faire accepter, ou plutôt d’imposer un changement de doctrine qui n’obéirait non plus à l’idéal de transformation sociale et à la volonté populaire, mais à l’accompagnement du capitalisme dicté par un gouvernement des experts ( ou comment recréer une aristocratie non nobiliaire). Le pragmatisme est même la pire des doctrines, la pire des idéologies car elle faire figure de totalitarisme. Mais au totalitarisme dur du stalinisme, elle oppose la résignation des Hommes à abandonner leur capacité créatrice. En effet, le modèle capitaliste n’est pas naturel, mais créé par l’Homme, comment donc ne pourrait-il pas le défaire et réfléchir à un autre modèle de société ? pour cacher cette possibilité, on parle donc de pragmatisme, cela serait la faute à la mondialisation à laquelle il faudrait s’adapter, … Pire encore, le pragmatisme, c’est renier le principe démocratique… curieux paradoxe pour un courant, qui au centre-gauche, se complaît à se nommer démocrate… Car s’il n’existe qu’une seule voie possible, il n’y a plus à débattre, à s’opposer, donc il n’y a plus de démocratie, car la démocratie est le lieu d’expression d’opinions divergentes. Sans cela, le moteur démocrate s’enraye pour laisser la place au pire des totalitarismes car celui-ci avance caché derrière une apparente liberté, mais qui cache en vérité un système destructeur pour toute autre idée. Ainsi, le pragmatisme n’est pas une absence d’idéologie, au contraire, le pragmatisme n’est autre que l’idéologie de l’intolérance.

Romain Mathieu

vendredi, 14 septembre 2007

assemblée générale de septembre

L'assemblée générale de septembre aura lieu le mercredi 19 septembre à 20 heures au local du mjs. ceci constitue la dernière réunion où il sera possible d'adhérer en vue du congrès de novembre.

mercredi, 27 juin 2007

projet de loi sur l'autonomie des universités

Depuis la victoire de la droite libérale et conservatrice ( une gageure que seule la droite européenne parvient à mener) en France, de nombreux projets sont prévus, notamment la loi sur l'autonomie des universités. Pour ne pas sombrer dans une énième critique du projet qui doit être remanié aujourd'hui, je me ferais simplement l'écho de la réunion des trois congrès de l'université Nancy 2 auquel j'assistais en tant qu'élu étudiant. Selon la représentante de l'UNI ( les Sarkosystes béats universitaires), c'est un projet murement réfléchis qui figurait dans le projet présidentiel... mais elle oublit qu'une telle réforme ne doit pas être concerter dans un état-major politique... mais avec les acteurs que sont les universitaires, les iatos et les étudiants. A partir du moment ou on rétablit cette vérité objective, tout les acteurs, même les plus à droite de notre université était unanime pour dénoncer un calendrier hâtif qui ne permettrait d'aboutir qu'à une réforme bâclée afin de faire passer le texte de loi en juillet... afin d'éviter un mouvement social en septembre. Cette hâte prouve une chose : le contenu de la loi est tellement critiquable que le gouvernement connaît déjà l'issue de cette réforme en cas d'abesence de réelle concertation et négociation : c'est un CPE bis! Ce texte a réussi ou les politiques n'ont jamais réussis : obtenir un consensus du non! Droite et gauche universitaire unie pour dénoncer un projet mal ficelé, dangereux financièrement pour les universités, soumis au monde de l'entreprise, et dangereux pour les étudiants avec l'instauration de processus de sélection ( préinscription obligatoire pour l'entrée en université et sélection au master 1). Autre remarque de la représentante uni : le nombre de représentant étudiant  au conseil d'administration est satisfaisant ( il passe a 3 au lieu de 15% d'un conseil auparavant...) car les étudiants n'ont pas à connaître de certains dossiers... il paraît utile de rappeler que le conseil d'administration gérera la charte des examens, le contenu des diplômes, les modalités de contrôles, l'existence des ufr, ... toute chose dont les étudiants ne sont pas concernés évidemment). Alors pourquoi ce rigorisme, ce dogmatisme a défendre cette mesure ( sans oublier que les représentants étudiants qui vont disparaître des conseils seront les plus minoritaires, à savoir ... l'uni...) Tout simplemen pour respecter un autre précepte de Nicolas Sarkozy : revenir sur mai 68... vive les réactionnaires... car revenir sur mai 68, c'est revenir sur la démocratie étudiante et syndicale, mais aussi sur l'accès libre aux universités! Le projet de loi est également dangereux pour le patrimoine universitaire car le principe inavoué de la décentralisation est celle de la décentralisation à moyen "inconstant", c'est à dire une diminution des ressources. Pour ce financer, les universités devront donc soit augmenter les frais d'insription, soit trouver des partenariats privés qui mettront sous domination de quelques lobbyes le monde universitaire, ce qui sonne le glas de la mission culturelle de l'université, mais aussi prépare la privatisation des universités sur un modèle américain, comme la possibilité de créer des fondations le prouve. De plus, les universités pourront céder des droits réels sur le patrimoine... à quand un mc do au milieu de la fac de lettre de Nancy? De nombreux problèmes, pourtant, pour un sarkozyste qui rappelait que le président avait une forte légitimité, tout comme son gouvernement ( tiens, pourtant ce gouvernement n'est pas élu...mais nommé... magnifique légitimité), la réforme est voulue par les français, donc légitime, et le texte excellent... A cette affirmation, un émérite professeur aura eut une excellente réponse que je ne peut m'empêcher de retranscrire ici : "ce n'est pas parce que l'on est majoritaire politiquement que l'on a juridiquement raison..." Réponse parfaitement judicieuse et appropriée. Je passe sur d'autres problèmes afin de ne pas alourdir cette note, et j'en terminerais sur la conclusion de ce conseil : vote d'une motion s'associant à celle du cneser ( qui refuse le projet de loi) et prévision dans cette motion que tout passage en force du gouvernement contraindrait l'université de réunir une autre réunion des trois conseils ( ca/cevu/cs), ainsi que la convocation d'une AG à la rentrée pour les professeurs, iatos et étudiants afin de prévoir les moyens d'actions adéquats...

 Une dernière chose : cette motion a été quasiment votée à l'unanimité : 53 pour, 8 abstention et 8 pour ( dont 4 uni...)... belle preuve d'unité contre cette loi

 Madame la Ministre, vous n'avez plus qu'à revoir votre copie, car le monde universitaire veut changer, mais pas à n'importe quel prix!

lundi, 18 juin 2007

tribune de Marie Noelle Lienamann dans Marianne

"Pour Une Rupture de Gauche. Renouons avec le socialisme de Jaurès, où le politique prime sur l’économique et où l’état garde un rôle majeur.

Couvmarianne L’appel à la « rénovation » de la gauche est un grand classique des lendemains de défaite. Elle s’accompagne généralement de vives critiques contre la « vieille gauche », responsable idéale de la débâcle des « modernes ». Le procès en archaïsme a un mérite : il permet d’exonérer de leurs responsabilités celles et ceux que le peuple vient de sanctionner ! Et si, au contraire, c’était la logique du renoncement et de l’abandon que les électeurs venaient de rejeter ?

Ces donneurs de leçons pèchent par ignorance : partisans de l’accompagnement de l’ordre économique dominant et de l’alignement sur la social-démocratie, ils en oublient la réalité politique. Le bilan de la sacro-sainte social-démocratie européenne ne brille ni par ses résultats, ni par son efficacité sociale. L’âge de la retraite porté à 67 ans et de très bas salaires bien inférieurs à notre Smic en Allemagne, les 60 heures de travail par semaine en Autriche, 44% des emplois en temps partiel au Danemark : est-ce cela que nous souhaitons pour notre pays ?
Aux partisans du non au TCE, aux tenants d’une campagne sur le terrain économique et social, aux promoteurs des stratégies industrielles et antidélocalisation, les spécialistes du brouillage de l’identité de la gauche ont opposé une autre stratégie : elle vient d’être défaite nettement dans les urnes.
Une partie des dirigeants du parti, vieux ou jeunes, hommes ou femmes, a renoncé à l’ambition stratégique de la gauche. Surtout, tournant le dos à la spécificité du socialisme français, ils ont tenté de nous vendre une bouillie idéologique dépassée qui ne résiste ni à la confrontation avec la droite tant elle ressemble à certaines de ses idées, ni à la réalité du temps.

Car les temps sont durs pour beaucoup et plaident pour une véritable rupture. Il ne s’agit pas tant d’être « plus » ou « moins » à gauche que de redonner corps aux idées, aux valeurs et aux fondamentaux de la gauche et du socialisme. Héritiers de Blum, nous savons que la transformation, fût-elle radicale, de la société passe’ par la démocratie et l’exercice du pouvoir. Mais notre objectif reste la recherche d’une alternative à l’ultra libéralisme.
Tout cela n’a rien d’abstrait. Il s’agit du quotidien des Français. Qui ne voit que le capitalisme financier transnational  provoque des drames humains et écologiques, aussi bien dans nos pays que dans ceux dits en voie de développement. Les puissants, les multinationales sont les grands gagnants et les seuls bénéficiaires du démantèlement des Etats nations, de l’affaiblissement des protections.
Oui, plus que jamais, la rupture est à l’ordre du jour. La gauche doit désormais assumer son opposition à l’idéologie du « laisser faire », du « laisser passer », à la théorie de la libre circulation des marchandises, des capitaux et des hommes (on notera au passage que, bien évidemment, celles des hommes n’a jamais lieu !).

Tant qu’elle continuera à présenter comme inéluctable  le libre-échangisme et se contentera de plaider pour l’édiction de quelques règles sociales environnementales pour le « réguler », elle sera vouée à l’impuissance. D’autant que les salariés eux-mêmes n’y croient pas. Ils savent que l’entrée de l’Inde et de la Chine dans ce libre marché change tout.

Notre perspective, c’est l’avènement d’un monde multipolaire, où les échanges économiques doivent être négociés, organisés pour permettre à chacun un développement équilibré, soumis aux choix des peuples et au service du développement humain.

En France et en Europe, l’heure est au changement de cap. Nicolas Sarkozy l’a utilisé, lui qui est a fait de la « préférence  communautaire » et de la fin de l’euro fort des axes de campagne qui lui ont permis de capter des voix d’ouvriers et d’employés qui, une fois encore, nous ont fait défaut.

La priorité pour la gauche, la condition de son sursaut, c’est bien de retrouver ce socle sociologique. Elle doit fédérer les ouvriers, employés, salariés et, au-delà, celles et ceux qui ne vivent que de leur travail, leur création, leurs talents et non pas de l’héritage, la rente, les placements financiers, les dividendes du capital. Cette alliance des productifs est rendue davantage nécessaire par la financiarisation de l’économie. Elle permet aussi de véritables convergences entre les salariés de certains chefs d’entreprise, de PME, d’artisans dont la seule richesse est leur force de travail. La hausse du Smic et des salaires, permise par une refonte des cotisations sociales et des aides aux entreprises, aurait donné un débouché concret au souci de « valoriser le travail ».

« L’alliance des couches moyennes et des exclus », longtemps présentée  comme le nec plus ultra de la modernité socialiste, faisait l’impasse sur le cœur du salariat et nous a éloignés des questions essentielles : les rémunérations, la production et la répartition des richesses, le pouvoir des salariés dans la sphère économique.

Au-delà, il devient urgent de redonner un contenu neuf à l’idée d’économie mixte, rouvrant la possibilité de capital public ou socialisé dans certains secteurs économiques stratégiques, pour éviter les délocalisations ou de rachats prédateurs, pour favoriser l’émergence rapide de nouvelles activités. L’économie française est devenue hyper vulnérable aux capitaux étrangers et nous travaillons de plus en plus pour des fonds de pensions et les retraités d’autres pays. La restauration publique du capital d’EDF, la constitution d’un pôle avec GDF, la recapitalisation d’Airbus participent de la reconquête de notre souveraineté économique.

« Souveraineté » : ce mot n’a rien d’archaïque. Menacés par la mondialisation, abandonnés par une Europe incapable de les protéger, les Français sentent confusément que l’Etat nation reste, en dépit des théories savantes, un cadre pertinent pour agir. Pas besoin d’agiter des drapeaux si c’est pour expliquer que l’avenir du socialisme est ailleurs. Il y a une identité particulière du socialisme français profondément matricé par la République. Le socialisme de Jean Jaurès a été et demeure une branche distincte de la social-démocratie.
Le politique y prime sur l’économique, l’Etat garde un rôle majeur, l’universalité des droits de l’homme s’affirme dans le champ social (c’est le sens de la revendication très actuelle du droit au logement). Le service public est la colonne vertébrale de l’égalité quand la mixité sociale et le refus du communautarisme parlent de fraternité et de laïcité. Pour les socialistes, l’ordre républicain n’est pas séparable de l’émancipation, et réciproquement.
C’est parce que nous avons oublié ces fondamentaux que nous avons été défaits. L’obsession modernisatrice d’une partie de la gauche n’a d’égal que son doute profond sur elle-même. Comment convaincre, rassembler sans être persuadés de trouver dans l’identité socialiste française les ressorts pour ouvrir une ère nouvelle de progrès, ici et dans le monde ?"

dimanche, 29 avril 2007

La LDH appelle à voter pour Ségolène Royal

NOUVELOBS.COM | 29.04.2007 | 11:35

"Nous ne voulons pas d'une démocratie muselée qui, parce qu'elle laisserait sur le bord de la route des millions de personnes, attiserait le communautarisme, le racisme, l'antisémitisme et la xénophobie et ouvrirait la voie aux révoltes sociales", indique la LDH.

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La Ligue des droits de l'Homme (LDH), réunie à Paris en comité central, a appelé samedi 28 avril "à voter et faire voter, le 6 mai 2007, pour Ségolène Royal".
Dans un communiqué intitulé "Barrons la route à l'autoritarisme", la LDH a assuré n'intervenir "dans le débat électoral que si le bon fonctionnement de la démocratie, l'effectivité de la citoyenneté et le respect des principes de liberté, d'égalité et de fraternité sont en jeu".
"Si Nicolas Sarkozy se voyait confier la plus haute charge de l'Etat, nous ne pourrons pas dire que nous ne savions pas: loi durcissant encore la répression pénale, nouvelle loi anti-étrangers, contrat de travail 'unique' se substituant au CDI, sans parler du ministère de l''identitaire' et de l'immigration", poursuit le communiqué.

"Nous ne voulons pas d'une démocratie muselée"

"Il est de notre devoir d'alerter les citoyennes et les citoyens de ce pays".
"La poursuite et l'amplification de la politique menée depuis cinq ans ne serait pas un 'rêve' mais un cauchemar. Nous ne voulons pas d'une démocratie muselée qui, parce qu'elle laisserait sur le bord de la route des millions de personnes, attiserait le communautarisme, le racisme, l'antisémitisme et la xénophobie et ouvrirait la voie aux révoltes sociales", ajoute la LDH.
"La France n'est jamais aussi grande que lorsqu'elle met ses actes en accord avec son ambition séculaire de voir tous les droits valoir pour tous", conclut le communiqué. "Pendant qu'il en est temps, la LDH appelle les électeurs à choisir la solidarité et non la peur, le respect et non les menaces, l'égalité et non les discriminations".

Débat Royal/Bayrou

Jean-Luc Mélenchon, sénateur PS de l'Essonne, a jugé que la candidate PS "avait raison de vouloir ce débat avec François Bayrou". "Pugnace et convaincante, elle n'a rien cédé sur ses propositions. Il n'a pas été question des ministres UDF et c'est parfait". "Le sol se dérobe sous les pieds de Nicolas Sarkozy. Il perd la main sur tous les plans et se fait marginaliser. Non seulement le débat a eu lieu en dépit de lui, non seulement ce débat permet un mouvement qui inverse la pente dans le sens de Ségolène Royal mais de surcroît la candidate socialiste a gagné en crédibilité aux yeux de tous". (Communiqué, samedi 28 avril)

selon nouvel observateur

1er mai!

Le MJS sera dans la rue pour manifester avec les camarades des syndicats, mais aussi de toute la gauche pour la manifestation annuelle du 1er mai, fête du travail! Venez nombreux porter la couleur du MJS!

mercredi, 18 avril 2007

"Breton a imposé à EADS les indemnités de Forgeard!"

NOUVELOBS.COM | 18.04.2007 | 09:24

Les indemnités de Noël Forgeard lors de son départ d'EADS ont été imposées par Thierry Breton contre l'avis d'Arnaud Lagardère et de Manfred Bischoff, coactionnaires du groupe aéronautique.

NOËL FORGEARD, co-président d’EADS démissionné en juin 2006, ne devait pas toucher son chèque de départ de 8,5 millions d’euros!

Selon nos informations, en effet, tant Arnaud Lagardère, actionnaire français d’EADS, que Manfred Bischoff, représentant de DaimlerChrysler au conseil d’administration du groupe aéronautique européen, souhaitaient que Forgeard fasse place nette sans se prévaloir de son parachute doré. Alors qu’EADS va endurer 5 milliard d’euros de pertes exceptionnelles et s’apprête à licencier 10.000 personnes d’ici 2010, l’indemnité prévue dans le contrat de travail de Noël Forgeard leur paraissait inappropriée.

Le problème, c’est que le co-président d’EADS, lui, ne voulait pas du tout abandonner son poste, et que pour le licencier sans indemnité, il fallait mettre en avant une "faute" de sa part.

Règlement négocié

Bien entendu Forgeard aurait immédiatement attaqué en justice, mettant en avant les déconvenues de l’A380 dans l’usine de Hambourg, qui lui avaient été cachées. On voit déjà le linge sale franco-allemand déballé en public devant une audience aux prud’hommes!

Il n’en a pas fallu davantage pour que Thierry Breton, le ministre de l’Economie, impose un règlement négocié. Les relations entre les actionnaires industriels et l’actionnaire public ont dès lors pris un tour tellement conflictuel qu’il a fallu faire appel à un Monsieur Bons offices, en la personne de Maurice Lévy, président du directoire de Publicis, et habituel médiateur des causes impossibles. "Son rôle a consisté à convaincre Noël de partir, et à convaincre les actionnaires d’accepter une séparation à l’amiable, confie un proche du dossier. Et la seule solution intelligente pour sortir de l’impasse consistait à assurer la bonne exécution du contrat". Lequel contrat prévoyait une indemnité de départ de 6,1 millions d’euros et une prime de non-concurrence lui interdisant de travailler dans le secteur aéronautique de 2,4 millions d’euros. Contrat qui fut exécuté, dans la douleur.

Forgeard voulait plus encore
Car Noël Forgeard, vexé d’être démis de ses fonctions, exigeait encore plus d’argent, mettant en avant ses états de service à Airbus: quasiment dix ans aux manettes, une place de leader mondial, et des centaines d’avions dans le carnet de commandes. Avec 8,5 millions d’euros de dédommagements, Noël Forgeard n’a aucunement l’intention de revenir en arrière, et de rendre son indemnité, contrairement à ce que lui ont demandé les deux principaux candidats à l’élection présidentielle, Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal. Son éviction n’est, pour lui, en rien comparable à celle de Pierre Bilger à Alstom, qui a finalement préféré rembourser la quasi-totalité des quatre millions d’euros touchés lors de son départ forcé.

Il est vrai que, même si les deux entreprises ont été confrontées à un sinistre d’ampleur comparable -de l’ordre de cinq milliards d’euros-, il a laissé Alstom au bord de la faillite, alors qu’EADS ne prévoit aucune difficulté financière, tout du moins avant 2010.

"Un accord informel"

Il reste que l’affaire trouve dans la campagne électorale une chambre d’écho particulièrement sonore: après toutes les réactions des candidats, lundi est venue une mise en demeure de François Hollande, lors du point de presse du PS: "je demande à avoir communication d’ici dimanche des décisions qui ont été prises au sein d’EADS sur ce sujet, et de la position qui a été celle des représentants de l’Etat et de l’actionnaire privé Lagardère. Il faut en effet qu’il y ait eu un accord informel, écrit ou verbal, de la part du ministère de l’Economie pour qu’une telle indemnisation puisse avoir été accordée."

samedi, 14 avril 2007

Le retour aux sources

Le 12 avril, Ségolène Royal nous a fait le plaisir d'une rencontre populaire dans les Vosges! Le nombre de personnes présentes fut largement supérieur à toutes nos espérances, ce qui prouvent encore une fois l'attrait pour son programme et sa personnalité. Cela prouve également avec force que Ségolène Royal, pour nombre d'électeurs, et surtout beaucoup de jeunes, incarne avec force un véritable changement bien loin du blanc bonnet et blanc bonnet que représente le duo Bayrou/Sarkozy... et pour ceux qui ne serait pas convaincu de leur ressemblance idéologique, il suffit de se référer à leur volonté en matière de temps de travail...qui est tout simplement formulé de la même manière dans leur projet...

 Une petite galerie photo vous attend...

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